A l’occasion de la journée mondiale des toilettes RFI avait invité TDM à prendre la parole à son émission quotidienne qui traite de ‘’ l’évolution de nos modes de vie et de nos sociétés dans le monde. Emploi des jeunes, entreprenariat, créativité, urbanisation, relations hommes/femmes, chaque jour, nos auditeurs, citoyens, usagers et consommateurs s’expriment et dialoguent avec nos invités, acteurs de la société civile. Régulièrement, nous donnons la parole à la jeunesse sur le continent africain, avec des débats en public et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels ‘’ pour reprendre la définition de cette émission ouverte sur le monde et très suivie des locuteurs francophones à travers le monde.

Une représentante du GRET, Madame Marion Santi, était également conviée.

L’émission commence par un rappel des grands chiffres décrivant l’état des lieux de l’assainissement

  • Environ 60 % de la population mondiale – soit 4,5 milliards de personnes – n’ont pas de toilettes à la maison ou dispose de toilettes qui ne permettent pas une gestion hygiénique des excréments.
  • 892 millions de personnes dans le monde pratiquent la défécation en plein air et sont privées de sanitaires – les matières fécales ne sont donc ni recueillies ni traitées.
  • 1,8 milliard de personnes boivent de l’eau potable non améliorée sans protection contre la contamination par des matières fécales.
  • Dans l’ensemble, 80 % des eaux usées résultant des activités humaines retournent dans l’écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées.
  • Une école sur cinq dans le monde ne dispose pas de toilettes – un problème qui s’aggrave pour les filles pendant la période de menstruation.
  • 900 millions d’écoliers dans le monde ne disposent pas d’installations pour le lavage des mains – ce qui favorise la propagation de maladies mortelles.

Puis c’est l’occasion  pour TDM et le GRET de témoigner de  nos actions respectives ’’sur le terrain ‘’, de répondre à des questionnements d’auditeurs désireux de décrire des projets en cours chez eux ou de s’enquérir sur la façon d’équiper leur quartier ou leur village de toilettes de qualité.

40 minutes passent vite et le rythme donné par la journaliste implique de résumer rapidement sa pensée et d’exposer sans fioritures le contenu de nos diverses actions. On quitte le studio avec le regret de n’avoir pas tout dit mais au moins d’avoir rappelé quelques évidences sur le nombre de personnes encore en attente de vraies toilettes, les besoins de financement, les conséquences néfastes sur la santé et l’environnement …..et le fait que, même modestes, les actions de TDM et du GRET s’ajoutent à toutes celles menées à travers le monde par des gouvernements ou des ONG.